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	<title>Le blog de Paysan &#187; Golbew</title>
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	<description>Les vaches vaincront !</description>
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		<title>Golbew &#8211; Partie V : Un choix difficile</title>
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		<pubDate>Fri, 15 May 2009 21:14:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paysan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Avant même d'atteindre la bordure que forment les arbres, j'entends des cris et des bruits de fer qui s'entrechoquent. Une bataille a lieu tout prêt. Les visages des personnes qui m'accompagnent sont graves. Le bois, et ses feuillages danses et protecteurs, laisse place à une plaine immense où se déroulent les combats. Nous entrons dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avant même d'atteindre la bordure que forment les arbres, j'entends des cris et des bruits de fer qui s'entrechoquent. Une bataille a lieu tout prêt. Les visages des personnes qui m'accompagnent sont graves. Le bois, et ses feuillages danses et protecteurs, laisse place à une plaine immense où se déroulent les combats. Nous entrons dans ce qui semble être un poste avancé des elfes. Celui ci est jonché de blessés et de soigneurs affairés à leur tâche. Certains ont perdu un membre, d'autres saignent abondamment, malgré des bandes rougeoyantes, d'autres encore ont cessé de bouger...<br />
Il n'y a pas que des elfes, il y a aussi des animaux, qui ont le droit à tout autant d'attention. J'aperçois un cheval, qui a son flanc ouvert, et une flèche plantée dans la cuisse, je vois des chiens en train de lécher leurs plaies et celles de leurs semblables, je vois aussi un vautour dont l'aile gauche traine derrière lui, encore accrochée par des lambeaux de peau.</p>
<p>-"Voici ce que tu devais voir Golbew" me dit la grande Prêtresse sans détourner le regard de la scène.<br />
Je suis terrifié par ce spectacle de souffrance et et d'agonie, je reste silencieux et tremblant.</p>
<p>Elle ajoute:<br />
- "Nous avons repris la forêt face à nos agresseurs il y a quelques jours, et devons nous battre maintenant à découvert. Malheureusement l'ennemi a toujours plus de renfort, nous ne tiendrons plus longtemps ..."</p>
<p>Je ressens toute l'angoisse et la tristesse de cette femme, telle une mère qui verrait souffrir ses enfants.</p>
<p>-"Approchons nous, restez prêt de moi"</p>
<p>C'est bien la dernière chose que je veux faire, mais cette phrase n'était pas une question. Nous avançons vers un surplomb occupé par les elfes, qui donne un angle de vue bien plus large sur les affrontements. Au delà des cris de guerre, des cris de rage et des cris de douleur des alentours, le silence s'est fait sur la bute que nous gravissons. Je suis le centre d'attention de tous ceux qui l'occupent. Je comprends enfin pourquoi en levant mes yeux au loin, au cœur des combats, car ceux qu'affrontent les elfes sont des humains, des humains comme moi ...</p>
<p>Le choc est immense, je cherche un visage réconfortant auprès de moi, mais le regard noir et insensible des elfes me laissent seul dans mon incompréhension. Mon désaroi est accentué lorsque je distingue les banières arborées par les humains. Le blason représente la main d'un adulte serrant celle d'un enfant, présent sur la plupart des batiments importants du Consortium Universel...</p>
<p>-"Nous avons besoin de ton aide Golbew, mais tu dois pour cela t'opposer à ceux de ta race".</p>
<p>Je ne peux pas y croire, je ne peux pas m'opposer au grand consortium, car ils détiennent la sagesse de toute l'humanité. S'ils se battent, c'est que les elfes sont nos ennemis, je ne peux pas m'y opposer, c'est inconcevable, personne ne s'est jamais opposé aux 5 car ils détiennent le savoir et le destin de nos vies.</p>
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		<title>Golbew &#8211; Partie IV: La grande prêtresse</title>
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		<pubDate>Thu, 07 May 2009 22:06:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paysan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous sortons de la salle. Je suis l'Elfe dans la "rue" que je voyais tout à l'heure de ma chambre. Je me trouve en vérité en milieu d'une vrai ville construite en pleine forêt. J'aperçois sur la gauche un forgeron en train de battre le fer. Il retiens son marteau, et me dévisage au moment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous sortons de la salle. Je suis l'Elfe dans la "rue" que je voyais tout à l'heure de ma chambre. Je me trouve en vérité en milieu d'une vrai ville construite en pleine forêt.<br />
J'aperçois sur la gauche un forgeron en train de battre le fer. Il retiens son marteau, et me dévisage au moment où je passe devant lui. Ce regard me met fort mal à l'aise mais je continue mon chemin comme si de rien n'était. A droite, un peu plus loin, des enfants jouent avec des animaux; ils sont interrompus par leurs mères qui les bousculent pour rentrer dans leurs maisons-arbres, en me dévisageant elles aussi. Je ne suis visiblement pas le bienvenue.</p>
<p><span id="more-184"></span>Nous avançons ainsi sous le regard méfiant des passants, et même, il me semble, des animaux! Je dois être grandement perturbé, mais je vois des écureuils tout prêts des Elfes détourner leurs petits yeux noirs et scintillants, un chien, et un corbeau, ce dernier posé sur l'épaule d'un Elfe très grand, font de même.<br />
Nous atteignons et pénétrons dans un frêne somptueux, à mon grand soulagement. Voyant mon désarroi et mon air interrogateur, Nessa tente de me réconforter en disant:<br />
- "Ne t'en fais pas, nous n'aimons pas trop les humains, mais toi tu es différent".</p>
<p>Je ne comprends pas vraiment le sens de cette réponse, mais je n'ose pas en demander plus. Nessa poursuit sa marche et entre dans une salle au plafond assez haut, d'environ 3 mètres, décorée de multiple objets, de tapis de couleurs verts, de nombreuses fleurs multicolores, et de statuts représentants certainement d'anciens et glorieux chefs Elfes. Des tapisseries décrivant des scènes d'allégresses sont exposées sur les murs. Tout ceci donne un cachet majestueux à l'endroit, renforcé par la personne qui s'est levée au fond de cette pièce.<br />
- "Approchez, approchez" me dit elle.</p>
<p>Je m'exécute, précédé de Nessa, qui s'agenouille à quelques mètres de cette femme, très joliment vêtue d'une robe verte et noire. Ses cheveux bruns et coiffés en chignon la vieillisse légèrement mais je ne pense pas qu'elle soit beaucoup plus âgée que Nessa. Elle évoque dans sa posture et son apparence le pouvoir et le respect. Ses yeux, pétillants et amusés, contraste cependant avec cette autorité. J'imite Nessa un peu maladroitement, en posant un genou à terre et en baissant les yeux.</p>
<p>- "Relevez vous mon ami ! Avez vous recouvré vos forces? Vous avez dormi fort longtemps et j'étais impatiente de faire votre connaissance !"<br />
- "Oui je vous remercie madame"<br />
- "Bien, c'est une excellente chose. Vous allez avoir besoin de toute votre énergie face a ce qui vous attend. J'aurai aimé faire usage de toute les coutûmes Elfes de rigueur pour vous accueillir mais malheureusement le temps nous est compté. Nous sommes en guerre cher ami, et ces arbres sont notre dernière forteresse. Nous savions que vous viendriez, car vous êtes celui qui rétablira l'équilibre dans ce monde. Savez vous de quoi je parle Golbew ?"</p>
<p>Le fait d'entendre mon propre nom me fait tréssaillir; comment peut elle le connaitre ? J'essai tant bien que mal de cacher ma surprise, mais l'éffet de la part de l'elfe est volontaire.<br />
Je réponds, en bafouillant:<br />
- "Euh pas vraiment, madame, je ne suis qu'un homme perdu dans un monde qui je crois n'est pas le mien..."<br />
Elle me rétorque, avec une voix pleine de chaleur et de tendresse:<br />
- "Détrompez vous mon ami, et soyez confiant, vous comprendrez bientôt les tenants et les aboutissants de votre voyage, mais pour l'instant, vous devez voir par vous même pourquoi ce monde a besoin de vous et faire un choix; suivez moi je vous prie"</p>
<p>La grande prêtresse se lève, tout en laissant son regard posé sur moi, et je ressens tout le poids et la puissance de cette femme Elfe, au point de trembler de peur, et d'admiration. J'aperçois alors à ses côtés, un petit être qui était jusque là dissimulé dans les plis de sa robe. Il s'agit d'un diable de Tasmanie, noir avec une sorte de collier blanc de fourrure, comme j'en ai déjà vu en photo dans des encyclopédies de la grande bibliothèque. Je prend donc le pas de ce duo inatendu.</p>
<p>Tout en marchant, la grande prêtresse m'indique que nous allons à l'aurée du bois, que je dois absolument voir quelque chose, pour pouvoir faire mon choix.</p>
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		<title>Golbew &#8211; Partie III: Réveil</title>
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		<pubDate>Sun, 26 Apr 2009 22:32:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paysan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Un rayon de soleil, chaud et réconfortant, me fait ouvrir les yeux, lentement. Je suis dans un grand lit couvert de draps blanc. Je ne sais pas où je suis, et quelle heure il est, mais la matinée semble largement entamée. Je me remémore maintenant ce qui s'est passé, ma traversée dans la sphère, l'apparition [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un rayon de soleil, chaud et réconfortant, me fait ouvrir les yeux, lentement. Je suis dans un grand lit couvert de draps blanc. Je ne sais pas où je suis, et quelle heure il est, mais la matinée semble largement entamée. Je me remémore maintenant ce qui s'est passé, ma traversée dans la sphère, l'apparition du monde autours de moi, et puis plus rien.</p>
<p><span id="more-161"></span></p>
<p>Je suis soudain pris d'une panique incontrôlable, je sens des frissons parcourir mon corps et de la sueur couler sur mon front. Je regarde de part et d'autre du lit, je suis dans une grande chambre très lumineuse et magnifique, ornée de nombreux cadres enfermant des fleurs, des arbres, des paysages somptueux. Rien que ces images me réconfortent légèrement. A ma droite, des meubles semblant faire parti de la structure de l'habitation remplissent le mur élégamment; les étagères ondulent comme le coup de pinceau d'un artiste. A ma gauche, une immense ouverture laisse passer la lumière.</p>
<p>Je me lève et m'approche de cette ouverture, je suis encore éblouie, et ne distingue pas très bien l'extérieur...</p>
<p>Celui ci m'apparait finalement, comme un tapis de branche et de feuille, de longues passerelles, de grand escaliers s'élevant autours des troncs, et  un peu partout je vois des gens qui se promènent sur les chemins tortueux que forment les arbres. Je me trouve dans le tronc d'un grand chêne certainement plusieurs fois centenaire.</p>
<p>Alors que je reste bouche bée devant ce point de vue ô combien surprenant, quelqu'un vient de rentrer dans la chambre, et je sens son regard derrière moi.<br />
- "Belle journée n'est-ce pas ?"</p>
<p>Je me tourne sans dire un mot, pour faire face à une créature que jamais je n'avais vu auparavant. Il ne s'agit visiblement pas d'un humain, mais elle s'en approche beaucoup; elle est de sexe féminin, plus grande que moi, mince et au visage allongé, ses cheveux blond atteignent pratiquement sa taille et laissent de chaque côté paraître deux oreilles pointues. C'est certainement la plus belle personne que je n'ai jamais vu. Voyant que je ne répond rien, elle ajoute d'un voie douce et musicale:<br />
- "Je m'excuse, je ne me suis pas présenté. Je me nomme Nessa. Vous êtes dans la forêt d'Ar-Feiniel"<br />
- "Euh, ... est-ce le paradis ?"<br />
D'un petit rire qu'elle tente d'étouffer, elle me dit:<br />
- "Certes non, si ce dernier existe, il est bien loin de notre Terre. Nous vous avons trouvé évanoui à proximité de notre forêt, et nous vous avons conduit  jusqu'ici. Vous êtes resté dans ce lit 2 jours complets. Je suis resté prêt de vous pour vous surveiller, mais nous savions que vous alliez vous réveiller, car votre visage respirait la paix et la sérénité."<br />
Alors que je suis envahit de milliers de questions, tant et si bien que je ne sais par laquelle commencer, son visage change soudainement, et laisse apparaitre un soupçon d'inquiétude comme si elle avait lu dans mes pensées, et sa voix se fait plus pressée:<br />
-"Veuillez pardonner mon impolitesse, vous devez avoir beaucoup de questions à me poser, mais je dois vous présenter à la grande prêtresse, qui est très impatiente de vous rencontrer! Mais avant tout ça, vous devez être affamé, venez"</p>
<p>Elle fait, avec beaucoup de grâce, volte face, et je la suis à l'extérieur de la chambre, car mon corps en effet me convie insistemment à récupérer ces deux jours de famine.</p>
<p>Nous descendons à l'intérieur de l'immense tronc, en utilisant un escalier taillé dans la masse. Avec de telles structures, n'importe quel arbre serait mort en quelques mois ou quelques années, mais celui ci semble en bonne santé, comme si ces aménagements avaient toujours occupé son intérieur. L'escalier en colimaçon est éclairé par de petites boules accrochées à l'arbre grâce à de somptueux supports en fer forgé. Elles diffusent une lumière verte qui donne un aspect inquiétant aux visages encadrés et accrochés au mur, qui accompagnent notre marche.</p>
<p>Nous atteignons ce que je pense être le rez de chaussé. J'imagine la taille du pied de l'arbre, au moment ou je pénètre dans la salle majestueuse que mon guide me désigne après s'être décalé pour me laisser passer. Je suis invité à prendre place à une table, qui remplit en longueur près d'un quart de la pièce. Des ouvertures sur l'extérieur laissent entrer la lumière du jour, qui s'étalent sur les nombreux plats qui ornent cette table.</p>
<p>-"Mangez, prenez tout ce dont vous avez envie" me dit Nessa.</p>
<p>Je m'installe et, dans un moment d'hésitation fasse à une telle variété de mets, choisit un plat proche de moi. Il s'agit à priori de haricots, et d'autre légumes. Cela contraste avec les pilules repas habituels. C'est comme si chaque chose avait son goût propre et parfait, comment si elles étaient exactement ce que l'on voulait qu'elles soient,  croquantes pour certaines, tendres pour d'autres, chaudes et consistantes, ou encore froides et piquantes.<br />
Tout en mangeant, je me souviens de ces longues après midi que je passais chez mon grand père, où il me faisait goûter des "vrai" aliments, ceux qu'il récoltait dans son jardin qu'il parvenait à protéger de la surveillance du consortium universel. Il me racontait aussi le soir, des histoires pleines d'aventure, de magie, et d'êtres imaginaires.  Il y avait des guerres où le héro devait s'allier à des êtres magnifiques grands et beaux, aux oreilles pointues pour gagner. Je m'arrête soudain de mâcher le tendre morceau d'une sorte de roseau au goût délicieusement sucré, en comprenant à qui j'ai affaire. Ca me revient maintenant, il les appelait les Elfes.  Nessa pose sur moi son regard joyeux, et étincelant de curiosité, comme si elle avait deviné ma question:</p>
<p>-"Êtes vous une Elfe Nessa ?"<br />
-"Oui j'en suis une. Je pensais que vous l'aviez remarqué ..."<br />
-"Veuillez m'excusez, mais je n'en avais jamais vu"</p>
<p>Elle ne répond rien et préfère détourner son regard. J'ai peur de l'avoir vexée.</p>
<p>Je termine mon "roseau" lorsque qu'elle me demande, avec une pointe d'empressement:<br />
- "Êtes vous rassasié ? La grande prêtresse vous attend !"</p>
<p>Je n'ai en effet plus faim, je sens rapidement revenir mes forces. Je me lève en regardant Nessa, qui esquisse un sourire et m'invite à nouveau à la suivre.</p>
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		<title>Golbew &#8211; Partie II: Traversée</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Apr 2009 21:48:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paysan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Golbew]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
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		<description><![CDATA[Tout se passe très vite, mes doigts glissent et je suis aspiré dans le tourbillon lumineux; je le vois se refermer brusquement, comme se referme une porte par la force d'un courant d'air. Je nage dans une sorte de vide, entouré des objets qui m'ont accompagné. Tout est confus, je suis perdu, sans repère. Tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout se passe très vite, mes doigts glissent et je suis aspiré dans le tourbillon lumineux; je le vois se refermer brusquement, comme se referme une porte par la force d'un courant d'air. Je nage dans une sorte de vide, entouré des objets qui m'ont accompagné. Tout est confus, je suis perdu, sans repère. Tout est noir et lumineux à la fois, je me sens seul et pourtant je ressens une présence immense, comme un poids sans consistance, je suis là et ailleurs, et je suis bien, comme libéré d'une douleur que j'aurais toujours connu.</p>
<p>Je suis transporté au delà de toutes notions de mesures et de connaissances, sans peur ni hésitation. Je voyage ainsi depuis 10 minutes, 1 jour, ou même 1 mois, quand je vois ce qui m'entoure se transformer, très lentement. Tout d'abord, un point lumineux apparait, suivi par un craquellement silencieux faisant apparaître de l'herbe, grasse et humide, puis une immense plaine dont les limites appaissent finalement d'un côté avec un bois dense et verdoyant et de l'autre avec l'horizon. Enfin le ciel parsemé de nuages éparses se découvre, bleu comme jamais je ne l'avais vu auparavant. Je retrouve la sensation de mon corps, de l'espace et du temps à mesure que les craquellements se rejoignent au dessus de ma tête.</p>
<p>Je suis entier, mais terriblement fatigué, comme si je n'avais pas dormi depuis des jours, je m'allonge et sombre dans un sommeil profond, au milieu de cet endroit inconnu.</p>
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		<title>Golbew &#8211; Partie I: La sphère</title>
		<link>http://www.meuh.info/index.php/2009/04/golbbew-partie-i-la-sphere/</link>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2009 22:48:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paysan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Golbew]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Science fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Les journées se suivent... Je n'avais pas fermé l'œil de la nuit. J'avais utilisé mes deux pilules-repas pour me tenir éveillé, tout en sachant que j'en souffrirais ensuite. Peu importe, cela faisait maintenant 2 ans que je ne dormais presque plus pour maximiser le temps sur mon terminal Internet. Depuis que le Consortium Universel avait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- 		@page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm } 		P { margin-bottom: 0.21cm } --></p>
<p><em>Les journées se suivent...</em></p>
<p>Je n'avais pas fermé l'œil de la nuit. J'avais utilisé mes deux pilules-repas pour me tenir éveillé, tout en sachant que j'en souffrirais ensuite. Peu importe, cela faisait maintenant 2 ans que je ne dormais presque plus pour maximiser le temps sur mon terminal Internet. Depuis que le Consortium Universel avait autorisé les connexions informatique pour tout le monde, je profitais de cette liberté relative.</p>
<p><span id="more-119"></span>6H33: Les lumières de ma chambre s'allument dans uns série de cliquetis aigu. L'ordinateur s'arrête immédiatement. Je me diriges vers mon uniforme, parfaitement plié sur le bord de mon lit. C'est comme ça 14 fois par semaine.</p>
<p>A chaque fois que je met mes vêtements de « contribution », je me sens un autre homme. Je me tiens droit, et je sens le regard des autres emplis de respect et de crainte. « Vous êtes l'élite »: ces mots raisonnent encore dans ma tête, même après 10 ans de service. Au travers des grandes fenêtres de mon 2 pièces, on distingue, malgré le film opaque, que le temps est encore à la pluie. Je n'y fais d'ailleurs plus très attention. J'occupe cet appartement depuis plus d'un an maintenant, et malgré tout ce béton froid et gris, je m'y sens bien, car je sais que je fais parti des chanceux.<br />
Dans les couloirs circulent tous ces voisins à qui je n'ai jamais parlé; leurs regards vides et tristes s'intègrent parfaitement dans cet univers sans couleur et sans voix.</p>
<p>Je me glisse dans la file incessante et unidirectionnelle des travailleurs de mon étage pour atteindre l'un des ascenseurs. Je travaille à quelques pas de là, au centre de recherches des sciences temporelles. Je n'ai jamais vraiment prêté attention aux travaux que réalisaient les contributeurs de ce département, je ne m'occupe que de la sécurité. C'est d'ailleurs le seul département du consortium qui ait un service de sécurité.</p>
<p>Sans même m'en être rendu compte, je me tiens déjà face à l'énorme bâtiment, totalement gris, dont on devine à peine la plus haute tour perçant les nuages noirs et oppressants. On sent toujours une petite douleur au niveau de l'oreille au passage du pointage automatique. Les médecins agréés du Consortium ont toujours affirmé que c'était normal, et que cela confirmait notre bonne santé.<br />
Aujourd'hui j'assiste exceptionnellement à une expérience "pouvant comporter des risques imprévus", telle était l'explication que j'avais reçu la veille par courriel. J'aime assister à ce genre d'essai, car je peux observer la manière singulière dont les travailleurs de recherche accomplissent leurs tâches. Ils semblent complètement absorbés par leurs activités, et ne se rendent le plus souvent même pas compte de notre présence. Tous leurs gestes paraissent motivés par une force invisible et incompréhensible, une dynamique que l'on ne voit à aucun autre endroit du Consortium Universel. Notre présence sert à calibrer cette force que personne ne semble maîtriser vraiment.</p>
<p>Il est 7h12 et tout le monde est en place pour l'expérience. Moi et mes quatre collègues encerclons les 8 travailleurs de recherche, affairés autours de ce qu'ils appellent fièrement "La sphère". Cette grosse boule brillante est en construction depuis plusieurs mois, et est LE sujet de discussion de tous les scientifiques en blouse blanche du département. Le jour J est donc arrivé pour eux, et on peut remarquer l'excitation ambiante qui leur donne une énergie supplémentaire, exagérée par les regards fixes et insistants des pères du consortium universel, venus pour l'occasion.<br />
Pour avoir la présence des 5 chefs du consortium, l'évènement qui se prépare doit vraiment être important. On dit que ces 5 hommes ont à eux seuls permis la libération de notre monde, en éradiquant les menaces pesant sur notre sainte mère, la Terre. Le monde, l'air qui nous entoure, tout ce que nous voyons est emplis de leur présence et de leur sagesse; nous serions perdu sans eux.</p>
<p>Le compte à rebours à débuté, une lueur nait dans la sphère, et éclaire les yeux grand ouverts des scientifiques. La tension est à son comble, on distingue à peine la voix monotone énonçant le décompte, dans le bruit assourdissant qu'émet l'appareil. Personne ne bouge excepté une des blouses blanches, qui pianote très énergiquement sur son clavier.</p>
<p>"30 secondes avant synchronisation".</p>
<p>De leur point de vue, les 5 pères n'ont pas bougés, il sont en train de parler, je ne sais pas ce qu'il disent mais la discussion est intense. Les 5 paires d'yeux ne se détachent pas du centre de la pièce.</p>
<p>"10...9...8...7...6...5...4...3...2...1...synchronisation"</p>
<p>La boule, dont le cœur brillait intensément vient soudainement d'émettre un violent rayon qui a traversé toute la pièce, passant de la couleur verte, à un jaune vif, si vif que tout le monde se protège les yeux avec ses bras.</p>
<p>"Nous captons une fréquence, très faible, je crois que ça fonctionne" crie un travailleur.<br />
"Oui je l'ai aussi, mais c'est très instable" renchérit un second.<br />
"Nous devons procéder immédiatement à l'envoi, préparez vous messieurs".</p>
<p>Mes yeux commencent à peine à s'habituer à l'éclat de la sphère, quand j'aperçois un robot, contrôlé par le travailleur qui pianotait sur son terminal. Il utilise maintenant un joystick et fait dos à son écran pour diriger la machine. On pourrait trouver à ce robot un air d'humanoïde, car il peut marcher grâce à ses deux jambes, et dispose d'un bras et un seul, au bout duquel il serre une petite soucoupe munie d'une antenne. Je pense que cette soucoupe est aussi un robot, mais j'ai encore du mal à voir correctement. Le gros robot s'approche lentement et plutôt maladroitement de la sphère, son bras tendu vers la forte lumière. Le scientifique qui le commande s'est levé et s'approche également, certainement pour améliorer la précision de ses manœuvres. Je m'approche également, pour veiller à la sécurité de ce dernier.</p>
<p>Le robot a déjà son bras prêt à entrer dans la sphère quand soudain, un des travailleurs scientifique, accoure vers l'écran du terminal, qui affichent de gros messages sur fond rouge. Le scientifique qui tient le joystick est trop absorbé et trop près de la sphère et du bruit qu'elle produit pour se rendre compte de ce qu'il se passe. Je comprend que c'est à moi de jouer; en effet les 7 scientifiques crient d'arrêter tout "ça chauffe, il y a un problème, ça va exploser". Le travailleur au robot vient aussi de se rendre compte du problème, il se tient maintenant plaqué à son robot et semble aspiré par la boule jaune. Tout ce qui n'est pas fixé dans la pièce s'envole vers la sphère. J'accoure pour attraper la main de l'homme, dont l'expression du visage est soudainement passé de l'excitation à l'angoisse. Je lutte très difficilement contre cette aspiration, je ne tiendrai pas longtemps. Je sens maintenant de gros objets me frôler, un ordinateur je crois, des dossiers, un microscope. Le scientifique a le visage déformé par le vent, il semble vouloir me dire quelque chose, mais je n'entend strictement rien. Je me suis accroché moi aussi au robot mais ma position est beaucoup moins confortable; je ne touche plus le sol. Il ne reste plus dans la pièce que les hommes et le robot impassible, et la boule ne cesse de grossir, et l'aspiration de s'intensifier. Je sens mes doigts glisser sur le bras du robot; je vais lâcher si ça ne s'arrête pas.</p>
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		<title>Golbew &#8211; Introduction</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2009 22:34:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Paysan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Golbew]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est de ces soirées où les doigts vous démangent, où ils ont envie d'écrire quelques chose, n'importe quoi. Ce soir c'est mon blog, et donc vous, nombreux lecteurs fidèles, qui allaient en pâtir; pâtir des nombreuses fautes d'orthographes, pâtir de ce délire naissant de faire de mon blog une histoire, et de faire d'une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_130" class="wp-caption alignleft" style="width: 254px"><img class="size-full wp-image-130" title="clavier stylo" src="http://www.meuh.info/wp-content/uploads/2009/04/img-1.jpg" alt="clavier stylo" width="244" height="183" /><p class="wp-caption-text">stylo qui gratte</p></div>
<p>Il est de ces soirées où les doigts vous démangent, où ils ont envie d'écrire quelques chose, n'importe quoi.</p>
<p>Ce soir c'est mon blog, et donc vous, nombreux lecteurs fidèles, qui allaient en pâtir; pâtir des nombreuses fautes d'orthographes, pâtir de ce délire naissant de faire de mon blog une histoire, et de faire d'une histoire mon blog.</p>
<p>Accrochez vous donc à vos bretelles, et apprêtez vous à vivre l'histoire de Golbew (prononcez Golbou), un gars qui ne sait pas encore ce qui va lui arriver (moi non plus CQFD).</p>
<p>Explications:</p>
<p>Tout d'abord, un blog se lit de bas en haut, car les articles les plus récents apparaissent en premier. Ensuite, on peut assigner des catégories a des articles. C'est pour cela que j'ai créé une catégorie Golbew (si si, sur la gauche), qui permet donc d'afficher l'histoire, sans les autres conneries que je raconte.</p>
<p>Le concept est donc de développer une histoire au travers d'un blog, et ainsi vous permettre de découvrir périodiquement un nouvel épisode, comme une série. Le risque c'est d'avoir un scénario bancal mais on verra bien. Je vais essayé de publier un article par semaine, ou tous les 15 jours.</p>
<p>Peut être que se rajouteront des petits plus au fil du temps. N'hésitez pas à donner votre avis, bon ou mauvais.</p>
<p>Bonne lecture.</p>
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